> 12/05/2012 : Rugby. Se donner les moyens de jouer en Pro D2 :
Le Rugby-Club de Vannes a présenté, jeudi soir, son projet de développement pour les trois prochaines années. Le but : viser la division supérieure. Ce qui veut dire un plus gros budget et un stade adapté.
François Coville, le nouveau président du RCV élu il y a deux semaines, entouré des co-entraîneurs, Esteban Devich et Jean-Noël Spitzer.
Soirée des partenaires. L'ensemble des partenaires du Rugy-Club de Vannes (RCV) était réuni, jeudi soir, au golf de Kerver, à Saint-Gildas-de-Rhuys, propriété de Blue Green, sponsor du RCV. C'est la deuxième soirée de ce genre de la saison. «On en fera davantage l'année prochaine, basées sur le ludique et le business», promet François Coville , le président du RCV. Une nouvelle équipe dirigeante. En amont du projet du développement, présenté jeudi, pour les trois prochaines années: une nouvelle équipe dirigeante a été mise en place, conduite par François Coville. Dix membres de commission ont été nommés, en plus d'un comité directeur élargi à 34 élus, dont celle confiée à Henri Garnier, liée au projet de SASP (Société anonyme sportive professionnelle). Viser la Pro D2. L'objectif sportif est de «monter d'une marche», c'est-à-dire atteindre et se maintenir en Pro D2. En étant le «porte-drapeau du rugby breton». L'objectif est d'avoir «au moins 30% de joueurs formés au club ou d'origine bretonne», sachant «qu'une équipe entièrement bretonne n'aurait pas le niveau de la Fédérale 1», précise Jean-Noël Spitzer, co-entraîneur. Créer un centre de formation est un moyen d'y parvenir. Budget à la hausse. Cette saison, le budget du RCV était de 1,1M€ pour boucler la sixième année consécutive en Fédérale 1. Trop juste pour avoir une équipe compétitive pour monter. «On veut bien organiser le club pour donner les moyens au sportif de progresser», annonce François Coville, qui prévoit un budget de 1,3M€ pour la saison prochaine. En visant le cap de 2M€ avant trois ans. Conquérir des marchés. Sachant que les subventions des collectivités, qui représentent la moitié du budget actuel, sont «à un bon niveau», le RCV va s'attacher à trouver des sponsors privés supplémentaires. Et conquérir de nouveaux marchés. L'une des pistes étant «d'aller motiver les Bretons de Paris et les départements voisins. Toutes les régions qui ont une vraie identité le font. C'est là un nouveau marché pour le RCV». Un stade plus conforme. «On a vu trop de clubs monter en Pro trop tôt. Sans les infrastructures, c'est la descente garantie.» Fort de ce constat, le RCV et la Ville sont en pleine réflexion pour réaménager le stade Jo-Courtel. Ou, autre solution avancée par le président, de se délocaliser au stade de la Rabine. «C'est une forte alternative, qui mérite d'être posée. Si on monte en Pro-D2, on remplit ce stade à chaque fois car il n'y a pas d'offre rugbystique de ce niveau dans la région.» Améliorer les infrastructures veut aussi dire refaire les vestiaires et la salle de musculation, aujourd'hui insuffisants, «à la limite de l'acceptable». Et développer des espaces pour mieux recevoir les partenaires.
- Emmanuel Nen
Le Télégramme 12/05/12
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