Bien, mais peut mieux faire. Voilà comment l'on pourrait résumer la prestation des Vannetais ce week-end. Si, après la victoire des siens face à Marmande, l'entraîneur vannetais Esteban Devich était évidemment content de l'issue de la rencontre, bien que l'écart final au score ne se soit finalement creusé que dans le temps additionnel.
De quoi être satisfait du résultat, mais pas de la manière, ni du contenu : « On laisse trop de points au pied, déplore Devich. Les prises de décision n'ont pas été bonnes dans nos temps forts, on a beaucoup souffert. On a bien essayé quelques coups, notamment sur des contre attaques que nous avons tentées deux, trois fois mais qui n'ont pas réussi car l'on commettait des en-avant.
La consigne était de marquer rapidement des points au pied pour créer l'écart et on ne l'a pas fait, en ayant avant tout voulu aller à l'essai. C'est paradoxalement comme ça que Marmande a marqué des points, avec des tentatives de cinquante-cinq mètres mais pas devant les poteaux. »
Un déplacement difficile à Montluçon
Il ne faut donc pas être grand clerc pour comprendre que le travail va désormais porter sur ces détails importants : les fautes de main et le respect des consignes. Encore plus avant d'aller à Montluçon dans quinze jours, une équipe qui, à la faveur de sa victoire du week-end sur le terrain de Périgueux (15-13), est revenue en troisième position sur les talons de Vannes et reste par conséquent candidate aux barrages.
Les Auvergnats ont su tirer profit d'une certaine suffisance de la part de Périgueux, qui caracolait en tête de ce groupe et se voyait déjà qualifié d'office. Mais avec cette défaite, les Périgourdins ne figurent plus dans les quatre meilleurs premiers, ce qui les oblige également à passer par des barrages dont ils se seraient bien passés.
À domicile, Montluçon a donné du fil à retordre à ses adversaires tout au long de la saison. Alors faudra-t-il aller ne chercher que le point du bonus défensif au détriment du jeu ? Compte tenu des valeurs de l'ovalie prônées par les entraîneurs vannetais, on aurait tort de le penser.
Ce serait sûrement le meilleur moyen d'arrêter net la grande aventure que vit actuellement le club vannetais en cette année de son 60e anniversaire ; ce serait gâcher la fête. Mais gageons que l'on peut faire confiance aux hommes de Jean-Noël Spitzer et d'Esteban Devich pour relever ce défi !