La surprise était grande, à Vannes dimanche soir, à l'annonce du résultat du RCV face à Marmande-Casteljalloux, formation considérée comme l'épouvantail de ce groupe de playoffs du challenge Jean-Prat.
Elle l'est un peu moins lorsqu'on entend les explications du coach vannetais, Esteban Devich : « On a fait un super-match et ce qui nous a arrangés, c'est le bon terrain que nous avons trouvé là-bas. Car les consignes que nous avions données étaient quasiment les mêmes qu'avant le match contre Périgueux, à savoir ne rien lâcher en défense, les mettre au sol le plus rapidement pour les empêcher de jouer les ballons portés et les contrer.
Bien sûr, pour ça il fallait d'abord être capable de se lâcher un peu, comme on avait déjà voulu faire face à Périgueux. L'état du terrain à Vannes ne nous a pas permis de faire ce que nous avons fait à Marmande. On avait vu une vidéo sur eux et l'objectif était de mettre du rythme pour bouger le paquet d'avants. »
Et de souligner aussi la réussite de Steeve Sargos dans ses pénalités de loin, de même que le culot de Maximiliano Cocetta dans le contre « assassin » qu'il a mené à la 56', mettant, à première vue, ses copains à l'abri d'un retour adverse.
À première vue seulement à cet instant-là, car, après les cartons pris par Cédaro, Toné et Bourdrel, c'est tout le groupe qui a eu un comportement exemplaire, comme tenait à souligner Esteban Devich : « Thomas (Lebarillier), Steeve (Sargos) Kevin (Burgaud) et Maximiliano ont marqué, mais c'est tous les joueurs, ceux qui ont débuté comme ceux qui, sont rentrés, qui ont apporté ce résultat et la grande satisfaction qui est la nôtre. »
Opération réussie donc et qu'il faudra essayer de rééditer contre Montluçon. Souhaitons que la météo s'améliore d'ici là pour profiter d'un bon moment de rugby pour autant que les Vannetais soient en mesure de renouveler leur prestation de ce dimanche. Ils ont quinze jours pour panser les plaies et, surtout, pour récupérer avant le rendez-vous du 28 mars à Jo-Courtel.