> 20/10/2009 : Fédérale 1. RC Vannes - Saint-Nazaire (15-22) Régis Loubéry : « Nous nous sommes dispersés» :
Visages fermés, têtes basses, regards fuyants, les joueurs du RC Vannes ont regagné leur vestiaire à l'issue de ce derby perdu contre Saint-Nazaire. Ils avaient des choses à se dire que nul n'avait besoin d'entendre. La nuit de dimanche à lundi a sans doute été difficile pour certains, pour Régis Loubéry le capitaine le premier. Retour sur un non-match et explications.
Régis Loubéry, comment expliquez-vous cet échec? «Tout simplement parce que nous n'avons pas respecté ce qui avait été décidé au regard de ce que nous avions vu sur les vidéos. Nous savions comment notre adversaire évoluerait, comment il chercherait systématiquement Dorbeaux son buteur. On ne peut pas dire que nous avons été surpris». A quel moment avez-vous senti que le match vous échappait? «Je vais vous étonner, mais en fait à aucun moment. La saison dernière face à cette même équipe, nous étions menés de 16 points à la pause et nous avons gagné 25-22. Nous n'avons pas senti que le match nous filait entre les doigts, puisque nous avions la certitude d'avoir les moyens de renverser la situation». Mais il y a quand même eu des signes d'impuissance, non? «Bien sûr. Notamment dans les phases de combats où nous n'avons pas été assez présents. C'est entre autre sur son agressivité dans les rucks, dans les regroupements que Saint-Nazaire a eu les munitions que nous leur avons finalement trop gentiment abandonnées. C'est le cumul des fautes individuelles qui nous a fait perdre ce derby. Un derby, cela ne se joue pas, cela se gagne!». Le groupe s'est souvent retrouvé en cercle au moment des pénalités. Que vous disiez-vous? «C'est Steve (Sargos NDLR) qui parlait, car lui seul avait une vision globale de ce qui ne marchait pas. Nous avons bien tenté de rectifier le tir, mais tout le monde n'a pas joué en même temps, sur le même tempo. Nous nous sommes dispersés, alors que nous avions les armes pour gagner cette rencontre». Lorsque Jean-Noël Spitzer parle de clémence à l'adresse du groupe, partagez-vous son sentiment? «Oui. Cette équipe en mérite un peu. Il est évident, après ce que nous avons montré devant Saint-Nazaire, que le projet de jeu n'est pas encore assimilé par tout le monde. Si l'équipe a bien tourné la saison dernière c'est parce que le groupe jouait ensemble depuis deux ans. Là, cela ne fait que trois mois que nous travaillons avec un groupe profondément modifié. Comment voulez-vous être performant après deux matchs amicaux et quatre journées de championnat? En clair, vous demandez du temps et de la patience. Mais c'est justement ce qui vous est compté, non ? «Oui. Mais il ne sert à rien de noircir le tableau. Cette défaite est déjà suffisamment difficile à vivre. Mais croyez-moi, cette équipe est capable de gagner n'importe où et pourquoi pas dès dimanche prochain à Bobigny».
Recueilli par D. L.P.
Le Télégramme 20/10/09
|