Après les deux dernières prestations en demi-teinte des Vannetais, à Saint-Médard, puis à domicile contre Saint-Nazaire, on n'était pas prêt à miser un kopeck sur leurs chances de faire un résultat dans la banlieue parisienne. A n'en pas douter, les enseignements tirés de ces deux défaites ont été pris en compte et la tactique modifiée en conséquence.
Ainsi, certains rôles ont été redistribués sur le terrain. Thomas Lebarillier retrouvait un poste d'arrière qu'il a occupé à maintes reprises et dans de très bonnes conditions, et Steeve Sargos passait à l'ouverture, l'objectif étant de le rapprocher des poteaux adverses pour passer d'éventuels drops et pour trouver des touches au plus près de la ligne d'en-but de l'adversaire.
Le coup d'oeil du buteur
Une option payante puisque c'est ce même Sargos qui offrait la victoire aux Bretons grâce à un drop passé dans le temps additionnel.
Outre cette nouvelle disposition, Esteban Devich avait également insisté sur la solidarité et le combat : « Nos vertus de combat étaient absentes face à Saint-Nazaire. Il fallait essayer de nous retrouver et cette victoire à Bobigny est parfaitement méritée au vu des choses réalisées, même si nous avons encore été pénalisés. Nous avons été solidaires et combattants. » Et d'indiquer que ce drop était recherché : « C'était construit. Le ballon est parti d'une touche, porté par nos avants et libéré face aux poteaux pour Steeve Sargos. »
La prochaine rencontre aura lieu le 8 novembre avec la réception de Niort, mais ce ne sera pas plus facile, car lorsque l'on regarde de plus près les résultats des uns et des autres depuis le début du championnat, on constate que chaque équipe peut vaincre dans ce groupe et on en donnera quelques exemples : Bobigny, que Vannes vient de vaincre, était allé gagner à Saint-Nazaire qui vient de faire subir sa première défaite à domicile aux Vannetais. Niort, qui sera à Vannes le 8 novembre, a battu Orléans, dimanche dernier et ne s'était incliné que d'un petit point face à Saint-Nazaire. S'il n'y a pas de conclusion à tirer, il y a certainement matière à réflexion.