> 16/10/2009 : Fédérale 1. Vannes - Saint-Nazaire, dimanche Kévin Burgaud : «Il y a un super coup à faire» :
Christophe Grolleau, le manager du RC Vannes, dit de lui «qu'il fait du bien à l'oeil et à l'âme. Du bien à l'oeil parce qu'il avance constamment et que le bonheur pour lui, c'est droit devant. Du bien à l'âme parce que c'est un garçon sincère, généreux, affable qui fait progresser le club et qui s'investit auprès des très jeunes».
Kévin Burgaud a trouvé ses marques à Vannes. L'ancien Rochelais estime que le collectif «a un très gros potentiel». Photo Pascal Robert
Il, c'est Kévin Burgaud, le trois quarts aile, arrivé à l'intersaison de LaRochelle (Pro D2). 1,82m et 96kg de tendresse. Des mains en forme d'étau, des bras aussi musclés que ceux de Schwarzenegger (dont il a le sourire carnassier), et des cuisses à la Ben Johnson. Taillé en V, pectoraux garantis authentiques, Kevin Burgaud inspire forcément le respect.
Divorce rochelais
En délicatesse avec l'encadrement technique rochelais («on ne s'est pas compris»), Kevin Burgaud a eu envie de changer d'air. Alors qu'il lui restait encore une année de contrat, personne forcément n'a focalisé sur lui. «Je me suis retrouvé sans club et sans proposition. «C'est Julien Cazenave, que j'ai connu en équipe de France à 7, qui m'a vanté le club. J'ai aimé le discours des dirigeants et des entraîneurs». Mais au moment où Kévin débarquait, Julien faisait ses valises pour Lannemezan (Pro D2). Qu'importe, le garçon à l'approche facile et généreuse, s'est rapidement lié d'amitié avec ses nouveaux partenaires. A commencer par Steve Sargos et quelques autres, car le garçon a besoin de ce climat de convivialité pour être bien dans sa peau.
Top 14 et Pro D2
Parti de laRochelle, il a aussi laissé à regrets quelques amis, ceux-là même qu'il avait connus au Stade Français et qui ont suivi le même cursus que lui. «Je suis resté six saisons dans la capitale (sa famille résidant à Domont) pour au final disputer trois rencontres du Top 14». Dix matches de Pro D2 plus tard avec LaRochelle, le garçon a tourné la page pour Vannes. «Pour autant, je n'ai pas le sentiment de régresser, bien au contraire. Je découvre la Fédérale1». Et l'ambition de retrouver un club pro ne l'a pas abandonné. «Dans l'instant, j'apprécie cette ville, ce département et cette région qui m'a séduit».
Un projet de jeu à bien intégrer
Sur le plan rugby, Kévin Burgaud dit reprendre confiance et bien s'amuser. «Le niveau est intéressant, même si le jeu se déroule davantage au niveau des avants et le rythme moins grand». Il n'en reste pas moins convaincu «qu'il y a un super coup à faire cette saison avec ce groupe. Même si nous n'avons pas tous encore bien intégré le projet de jeu, ce collectif va devenir de plus en plus redoutable. Il y a un très gros potentiel». Il parle pour lui et notamment de son entente avec Arnaud Duvernois, l'autre trois quarts aile, qui n'est pas encore totalement optimisée. «Nous devons encore acquérir certains automatismes. Une fois trouvés, ça va faire mal...», conclut ce dernier, qui, avant l'heure de la séparation a précisé vouloir souhaiter un bon match dimanche à «la vieille étrille». Il se reconnaîtra»?
D.L.P.
Le Télégramme 16/10/09
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