« Toutes les séries sont faites pour être interrompues ! » C'est pour conclure la mauvaise journée de son équipe à l'issue de la rencontre gagnée par Saint-Nazaire. L'entraîneur vannetais était certes déçu, mais c'est avec une grande lucidité qu'il a donné sa première analyse :
« Nos adversaires ont joué un rugby étouffant et toutes les équipes du monde ont du mal à se dépêtrer d'un rugby comme ça. » De la touche, on a vu une formation vannetaise hésitante, sans initiative, pressée par des adversaires qui avaient à coeur de prendre leur revanche sur la dernière rencontre de la saison passée qui les avait privés du Jean-Prat. Même si les locaux ont sensiblement amélioré leurs conquêtes, tant en touche qu'en mêlée, ils ne se sont pas débarrassés de leurs fautes habituelles, à savoir une certaine indiscipline et de nombreuses fautes de main qui ne pardonnent pas, surtout dans le camp adverse. À l'inverse, Saint-Nazaire a évité de donner des bâtons pour être battu. Les Ligériens sont restés sages, comme le dimanche précédent face à Orléans, et ça a payé ! Pour autant les Vannetais ne vont pas en rester là et le coach vannetais annonçait : «
J'assume la défaite. Si les dirigeants m'accordent le pouvoir de continuer, je ferai progresser cette équipe. Elle a du potentiel. On a été battu, mais auparavant, les joueurs s'étaient fortement investis pour préparer ce match. » Et Jean-Noël Spitzer ne jette pas le bébé avec l'eau du bain :
« On n'est pas champions quand on gagne, mais on n'est pas non plus au fond de la casserole quand on perd. » La semaine qui vient va permettre aux Vannetais de travailler avant d'aller à Bobigny.