> 16/10/2009 : Rugby. Les Sud-Américains de Vannes se mettent au français [Video] :
Dans l'effectif du Rugby-Club de Vannes, cinq Argentins et un Uruguayen. Pas simple de communiquer sur le terrain. Pour y remédier, deux bénévoles du club leur dispensent des cours de français.
«L'idée, c'est qu'ils s'intègrent aux autres joueurs du groupe, qu'il n'y ait pas de clan sud-américain», explique Pascal Gandon. Une fois par semaine, le chargé de communication du RCVannes joue les professeurs de français avec la compagne d'un joueur, Prisca Benoist. Les effets seront bénéfiques sur la performance de l'équipe, qui a l'ambition, cette saison, de jouer les premiers rôles en Fédérale 1 (troisième division nationale) avant, plus tard, de viser la montée en Pro-D2. «C'est utile pour qu'ils se comprennent sur le terrain. Mais pour cela, ils doivent parler, parler et parler», poursuit Pascal Gandon. La semaine dernière, premier cours de l'année. Le club-house est transformé pour l'occasion en salle de classe. Une classe à deux niveaux: «Ceux qui ont des notions», Alejandro Krantz, Maximiliano Coccetta et JorgeGonzales, présents depuis la saison dernière. Et «ceux pour qui il va falloir recommencer l'alphabétisation», les néo-Vannetais Leondro Cedaro, Federico Sanchez et l'Uruguayen Gaston Szabo.
Plus adroit avec le ballon ovale
«Nous sommes à joueurs à rugby», tente un peu maladroitement Leondro Cedaro, le jeune deuxième ligne du RC Vannes. Le dimanche, le nº 5 se montre bien plus adroit ballon ovale en main. Le premier exercice consiste à répéter une phrase avec le verbe avoir ou être, à tour de rôle. À l'aise dans la langue de Molière, Alejandro Krantz ne botte pas en touche. «Ils sont sortis hier soir, lance «Gaucho» en montrant du doigt ses voisins. À l'Incognito».
«Bientôt, vous parlerez aussi bien qu'Esteban»
L'anglais et l'espagnol se mêlent au français. Mais petit à petit, les progrès se font sentir. «Bientôt, vous parlerez aussi bien qu'Esteban», leur lance, satisfait, Pascal Gandon. Esteban Devich, l'entraîneur arrivé comme joueur à Vannes, est à l'origine de leur venue. «Il a une connaissance du jeu sud-américain, note le manager général, Christophe Grolleau. Eux, ils ont la volonté de jouer en France, qu'ils considèrent comme le meilleur championnat». Dimanche, au stade Jo-Courtel, les spectateurs pourront mesurer leurs progrès de communication avec leurs coéquipiers à l'occasion du match contre Saint-Nazaire. Ils ne leur demandent pas tant: une simple victoire dans le derby suffira à les contenter.
LA VIDEO
Le Télégramme 16/10/09
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