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Revue de presse.............................

> 13/10/2009 : Fédérale 1. Vannes et Saint-Nazaire, des voisins pas très proches :

Les deux meilleures équipes de l'Ouest s'affrontent ce week-end. L'occasion de mettre en parallèle leur parcours et de s'attarder sur leurs différences.

Les derbys entre Vannetais (ici Thomas Lebarillier) et Nazairiens donnent toujours lieu à des rencontres passionnantes. Près de 4 000 personnes sont attendues, dimanche, au stade Jo-Courtel. : Jean-Claude Le Boulicaut

 
Deux cultures différentes

Les deux villes ont beau n'être situées qu'à 80 kilomètres l'une de l'autre et se disputer, chaque année depuis quatre saisons, le titre symbolique de meilleure équipe de l'Ouest, elles n'ont finalement pas grand-chose en commun. Vannes, « la bourgeoise », s'est découvert une passion pour le rugby il y a seulement quelques années. Avec l'accession du RCV en Fédérale 1, le 8 mai 2006. Jusque-là, et bien que le club ait été créé en 1950, la voile, le volley et le football attiraient l'essentiel des sportifs vannetais. Avec 442 licenciés aujourd'hui, mais près de 2 000 supporters réguliers, le RC Vannes a fini par trouver sa place.

Saint-Nazaire, commune ouvrière, fêtera cette année le centenaire de son club. C'est dire qu'au fil des années, le Sporting est devenu une véritable institution. Certes moins qu'à Trignac, son ancien rival, mais le rugby demeure de loin le sport numéro 1 à l'embouchure de la Loire. D'où un soutien sans partage des pouvoirs publics. Ainsi, outre une importante subvention versée chaque année, le club dispose de structures dignes d'équipes pros, situées au Pré-Hembert avec une plaine de jeu et un terrain d'honneur en pelouse synthétique.

Ces différences se traduisent également sur le terrain : « Là où Saint-Nazaire va chercher la victoire dans la lutte, dans l'opposition frontale avec l'adversaire, le RC Vannes va plutôt miser sur la réflexion et sur le jeu », explique, en parfaite connaissance, Christophe Groleau, l'actuel directeur sportif du RCV et ancien entraîneur de Saint-Nazaire de 2001 à 2004.

La formation pour bien grandir

Si le Sporting nazairien a largement bénéficié, par le passé, du concours et de l'aide financière de sa commune, le RC Vannes a bâti l'essentiel de sa réussite sur la volonté et le travail de quelques irréductibles. Préférant ainsi la formation de ses jeunes au pouvoir de l'argent, le club morbihannais a rapidement comblé près de 40 ans de retard. Mais paradoxalement, alors que plusieurs jeunes Vannetais intègrent chaque année les centres de formation de clubs du Top 14 (le dernier en date, Alexandre Mourot, a rejoint Clermont), aucun n'a encore « percé ».

« Le niveau de nos jeunes progresse pourtant tous les ans », assure Christophe Groleau en évoquant la récente sélection en équipe de France amateur de Martin Michel. « Notre objectif immédiat, insiste le président Alain Berthe, est de faire en sorte que la formation nous permette de sortir des jeunes, comme cette année avec trois Crabos (des juniors) qui sont passés en A et une dizaine d'autres qui joue en B. Dans ce domaine, on reste persuadé que nous pouvons progresser, que l'on peut avoir un club, pas seulement une équipe ».

Quel avenir pour le rugby professionnel ?

Dans une zone géographique où le rugby a toujours connu des difficultés à s'implanter, le RC Vannes et le Sporting nazairien font figure d'exemple à suivre. Mais cela ne saurait contenter les dirigeants des deux clubs. « Toutes les équipes rêvent d'atteindre le plus haut-niveau niveau. Potentiellement, Vannes et Saint-Nazaire en ont les moyens », estime Christophe Groleau.

Mais avant que ce rêve devienne réalité, il va falloir procéder « à une grosse multiplication du budget » explique le directeur sportif. « Le plus difficile n'est pas de monter, c'est de se maintenir. » Pour le président Berthe : « Sur le plan financier, nous devons consolider notre situation. Il est évident qu'avec la crise et l'accession du Voc en L2, le partenariat privé est difficile. Mais nous avons du public et le soutien de la ville. » Dans l'immédiat, avec ses 900 000 € de budget, le RC Vannes est encore loin de pouvoir rivaliser avec Toulon (12 millions d'euros lorsqu'il évoluait en Pro D2) ou le Stade toulousain (24 millions en Top 14). Un jour peut-être...

Ouest-France 13/10/09



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datant du 08/09/2010

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