Esteban Devich, le coach vannetais, était encore sous le coup de la déception le lendemain de la défaite de son équipe en terre girondine. Et pour cause, alors que sa formation faisait mieux que résister, menant même légèrement jusqu'à la 40'minute de jeu, Robic écopait d'un carton blanc, laissant ses camarades à quatorze pendant vingt minutes. Et alors que les deux formations étaient à 14 partout, Obligy ne pouvait retenir une réflexion à l'encontre de l'arbitre, ce qui entraînait une pénalité à 40 mètres au lieu de celle à 50, sifflée initialement.
D'où le mécontentement du staff technique vannetais. Mais si l'indiscipline a provoqué cette première défaite, elle n'en fut pas la seule cause. En effet, Esteban Devich mettait aussi l'accent sur le manque de concentration, le manque de maîtrise dans de nombreuses situations : « Avec leur excellent botteur, les fautes se sont payées cash. Nous avons quinze jours maintenant pour voir ce qu'il faut faire pour élever notre niveau de jeu. » Car dans quinze jours, ce sera Saint-Nazaire.
Amaury Bouron, le demi de mêlée, était conscient d'être passé à côté, lors de cette rencontre : « Certes on est tombé sur une bonne équipe, mais il faut reconnaître aussi qu'on est passé complètement à côté de notre match. Nous n'avons pas été assez agressifs, tout le monde parlait sur le terrain, chacun a fait sa petite faute et a donné des points à l'adversaire. Et pourtant, à chaque fois que nous avons pu jouer des ballons, nous les avons mis en danger. Malheureusement, nous n'en avons pas eu beaucoup, de ballons. Peut-être qu'on s'est vu trop beau, je ne sais pas. Maintenant, il va falloir se remettre en question et travailler dur avant la venue de Saint-Nazaire. »
Il faudra être fort ce jour-là, car l'équipe ligérienne affiche une certaine solidité depuis le début de cette saison, passant 27 points à Orléans qui n'est pourtant pas réputé pour avoir une défense passoire. De plus ce sera le derby avec tout ce que ceci engendre de passion, voire d'excès. Il faudra donc garder la tête froide et ne pas marcher cette fois à côté de ses crampons.